Lisières
Deux mois à arpenter les seuils du massif : forêts, alpages, traces. Un travail de résidence sur la lisière entre le monde habité et le sauvage.
La résidence s'est tenue à Lans-en-Vercors, à l'invitation du Parc. Deux mois pour marcher les lisières : là où la forêt s'ouvre, où l'alpage reprend, où le passage de l'hiver laisse encore ses écritures.
J'ai photographié moins les sommets que les seuils. Traces dans la neige, lisières de hêtres, lignes d'hommes et d'animaux qui se croisent sans se voir. Le Vercors n'est pas un décor : c'est un territoire habité, y compris par ce qui se tait.
Une sélection de ce travail a été montrée à la Maison du Parc à l'issue de la résidence. Le corpus reste ouvert — les lisières ne se ferment pas en deux mois.